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 Le GPL , Gaz de Pétrole Liquéfié, est un gaz issu de la distillation du pétrole. Il est composé en parties égales de butane et de propane. La faible proportion d'atomes de carbone dans ses molécules (3 pour le propane et 4 pour le butane) en font un carburant peu polluant, utilisé depuis de nombreuses années, en particulier dans l'industrie, pour le fonctionnement des engins motorisés devant circuler à l'intérieur des locaux (chariots élévateurs, par exemple). Son utilisation dans les véhicules automobiles remonte aux débuts de la crise pétrolière. Peu diffusé en France, il souffre d'une mauvaise réputation: celle d'être dangereux. Stocké liquide à température ambiante dans les réservoir des automobiles, il redevient gazeux dès que la température augmente. Ainsi, en cas d'incendie, le gaz liquide passe brusquement à l'état gazeux dès que sa température d'évaporation est atteinte. Le gaz occupant un volume bien supérieur à celui du liquide, la pression dans le réservoir augmente brusquement et celui-ci explose, projetant du gaz enflammé dans toutes les directions. Désormais obligatoire, la présence sur les réservoirs de GPL d'une soupape de surpression permet d'éviter l'explosion. Le gaz en surpression s'échappe par la soupape et bien entendu risque de s'enflammer en créant une torchère, mais le danger d'explosion est éliminé.
Un autre inconvénient du GPL est, comme son nom l'indique, de venir du pétrole, et quand les réserves de pétrole seront épuisées, il n'y aura plus de GPL non plus.

L'hydrogène a lui un très gros avantage : celui ne d'être formé que d'hydrogène, sans aucun atome de carbone. Sa combustion ne produit que de l'eau. C'est donc le carburant parfait, du moins sur le papier, car la réalité est toute autre.
L'hydrogène est un gaz terriblement inflammable et explosif (souvenez vous de la catastrophe du dirigeable Hindenburg, gonflé à l'hydrogène). Avant de pouvoir utiliser l'hydrogène dans nos automobiles, il faudra trouver un moyen de mettre sa manipulation en toute sécurité à la portée de tout un chacun, ce qui n'est pas encore le cas.

>>> A noter : une astuce simple existe pourtant pour stabiliser l'hydrogène : il suffit de lui ajouter 1 atome de carbone pour 4 atomes d'hydrogène pour obtenir un gaz très stable : le méthane, alias GNV !

Un autre défaut de l'hydrogène découle aussi de sa grande inflammabilité qui fait que l'hydrogène ne peut pas exister dans la nature à l'état pur. Dès qu'il voit un atome d'oxygène, l'atome d'hydrogène ne peut résister à son charme et s'accouple avec lui pour former de l'eau ! L'hydrogène doit donc être extrait avant de pouvoir être utilisé. Le mariage hydrogène-oxygène est trop fort et l'énergie nécessaire à le défaire et supérieure à celle qui sera ensuite restituée par sa combustion. Il n'est donc pas envisageable de fabriquer de manière rentable de l'hydrogène à partir de l'eau. Dans les hydrocarbures, le mariage hydrogène-carbone est moins stable et il doit probablement être plus facile d'extraire l'hydrogène des hydrocarbures, mais les hydrocarbures proviennent presque tous du pétrole .... on tourne en rond !
Au prix actuel de l'hydrogène (plus de 10 € le litre), la voiture à hydrogène ne reste pour l'instant qu'un "gadget écologique pour les riches".

Le GNV, gaz naturel pour véhicule, présente un multitude d'avantages et peu d'inconvénients. Indépendant du pétrole, il peut aussi être fabriqué par l'homme d'une façon relativement simple (bio-gaz). Stable, plus léger que l'air, non toxique, très peu polluant (un moteur 100% GNV ne nécessite pas de pot catalytique), il est probablement le meilleur carburant de substitution actuellement disponible.

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